Gus the gopher tortoise.

Siaw-L'mu'titesnu

Nous, les Mi’kmaq, continuons d’être ici, sur ce territoire, de le partager et de travailler ensemble.

Les colons européens ont donné à ce territoire des noms différents; par exemple, l’Acadie et la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia). Pourtant c’était, c’est encore, et ce sera toujours le Mi’kma’ki.   

Les noms de lieux sont différents pour nous. Pour nous, Halifax s’appelle K’jipuktuk, qui signifie « grand havre ». Les noms que nous donnons aux lieux sont imagés et reflètent notre connaissance du territoire. Ils décrivent le paysage ou l’environnement. Ce sont les aide-mémoire et les cartes géographiques orales d’un temps où nous parlions la langue mais ne l’écrivions pas.

Si nous perdons le nom de ces lieux, nous perdons les connaissances qu’ils portent en eux. C’est pour cela qu’il est important de les préserver.

En observant les points blanc sur la carte, vous remarquerez des noms de lieux très intéressants : par exemple, des noms indiquant où se trouvaient les tortues ou les fées.                

K’jipuktuk « grand havre » (Halifax)

Mikjikjue’katik « place des tortues » (Cape Blue, comté d’Antigonish)

Kejikkuji’jk « petites fées » (lac Kejimkuji’jk)

Kitpukusisek « nid de l’aigle » (Mill Cove)

Mnikwaqe’jk « lieu où trouver de l’écorce » (Birch Cove)

Kuowaqe’jk « grande colline de pins » (la Citadelle)

Tlaqatik « campement » (Tracadie)

Nme’juaqnek « lieu où le poisson est abondant » (région de Port Royal)

L’ketuk « champignon » (Port Medway)

Pli’kn « ouverture » (comme dans un barrage de castors brisé) (détroit de Blomidon)